<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://eric-edouard1968.spaces.live.com/mmm2008-05-17_13.22/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2feric-edouard1968.spaces.live.com%2fcategory%2fLa%2bl%c3%a9gende%2bdor%c3%a9e%2bdes%2bDieux%2bet%2bdes%2bH%c3%a9ros%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>LES LAURIERS BLANCS: La légende dorée des Dieux et des Héros</title><description /><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catLa%2bl%25C3%25A9gende%2bdor%25C3%25A9e%2bdes%2bDieux%2bet%2bdes%2bH%25C3%25A9ros</link><language>en-US</language><pubDate>Thu, 03 Jul 2008 19:16:56 GMT</pubDate><lastBuildDate>Thu, 03 Jul 2008 19:16:56 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-4861864217337021992</live:id><live:alias>eric-edouard1968</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>Dionysos   Quatrième partie</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2985.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                               &lt;font color="#31859b" size=4&gt;Une fois, racontait-on, Dionysos, pour se délasser en regardant la mer, s'assit à l'extrémité saillante d'un promontoire élevé. Sa robe de pourpre brodée d'or et enrichie de pierreries, sa longue chevelure flottant sur ses épaules, son teint rosé et délicat le signalèrent à l'attention d'un vaisseau monté par des pirates, s'imaginant avoir affaire à quelque fils de roi, s'approchèrent du rivage, promptement débarquèrent, se jetèrent sur Dionysos et l'emportèrent à bord de leur navire. Là, comme ils voulaient s'assurer de leur proie en la chargeant de liens, le fils de Sémélé se laissa d'abord bénévolement enchaîner. Mais, aussitôt qu'ils eurent serré des noeuds tout autour de ses mains, les cordes dont ils s'étaient servis se détachèrent tout à coup et tombèrent sur le pont de la nef. Libre et souriant, Dionysos s'assit sur le banc des rameurs et fit pencher la carène à bâbord. Stupéfait, le pilote se prit alors à dire :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       - Malheureux ! Quel est celui que vous avez enlevé et que vous voulez emmener ?  Notre navire ne peut pas le porter; il fléchit sous son poids. Ce n'est pas un mortel, mais un Dieu de l'Olympe. Allons !  déposons-le sans retard sur le noir continent. Surtout, ne portez pas sur lui des mains profanatrices, de peur que sa colère ne suscite sur mer de violentes tempêtes&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       Ainsi parla le pilote. Mais le chef des pirates lui répliqua durement :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       - Ne vois-tu pas, au contraire, que le vent nous seconde ? Un souffle parfumé enfle nos voiles rouges, et jamais sur les flots nous n'avons navigué en emportant une plus belle proie. Nous ne la lâcherons pas avant qu'elle ne nous ait dit où se trouve sa famille et où se cachent ses richesses.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       A ses mots, le vent s'arrêta, et le vaisseau s'immobilisa sur la mer. Vainement les rameurs se mirent à battre les flots avec leurs rames puissantes. La nef restait aussi fixe qu'une île. Dionysos alors poussa un cri aigu, et tout aussitôt les sifflements des cordages, qui s'étaient changés en serpents, lui répondirent. Le mât se convertit en un cep de vigne aux rameaux duquel se suspendirent, en recouvrant les voiles, des grappes de raisin, des vrilles et des feuilles. Un lierre au sombre feuillage enveloppa la carène et s'enroula autour des avirons. Une fontaine de vin jaillit près de la poupe. La stupeur, à cette vue, saisit les matelots. Mais Dionysos, pour les étonner davantage, se changea tout à coup en lion furieux. Après avoir poussé d'affreux rugissements, et maintes fois bondi de la poupe à la proue, il s'élança enfin sur le maître du navire et le dévora. Au même instant, une ourse au cou velu qui se dressait furieuse, des panthères agiles et mouchetées qui roulaient des yeux terrifiants, apparurent. L'épouvante rendit fous les pirates. La mer leur sembla comme une terre aplanie et couverte de fleurs; et s'imaginant sauter dans verte prairie, tous à la fois ils se précipitèrent dans l'âbime des flots. L'onde les engloutit; et, quand ils remontèrent à la surface des eaux, ils étaient tous métamorphosés en Dauphins. Dionysos pourtant eut pitié du pilote. Il le sauva et lui dit :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        - Rassure toi, bon pilote, car tu es che rà mon coeur. Je suis le Dieu Dionysos; bannis toute crainte, et dirige-toi vers Naxos.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        De lui-même alors, le beau navire se mit à fendre les flots. Or, sur le rivage retentissant de Naxos, une amante éplorée, Ariane, se lamentait d'avoir été abandonnée par Thésée. Tantôt, couchée sur le sable des rives, elle le mouillait silencieusement de ses pleurs. D'autres fois, montée sur un rocher d'où la vue s'étendait sur la plaine liquide, Ariane, se souvenant du jour où elle avait vu le bleu navire qui emportait Thésée peu à peu disparaître et quitter l'horizon, s'écriait :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        - O Thésée, pour avoir le coeur aussi dur, quelle lionne t'a donc donné le jour ?  Heureuse auprès de toi, j'aurais rempli tous les devoirs d'une esclave soumise, répandu l'onde pure sur tes pieds fatigués, et étendu sur ta couche de somptueux tissus de pourpre. Pourquoi, au lieu de m'abandonner sur cette côte déserte, ne m'as-tu pas reconduite chez mon père ? Que tenter désormais ? Quel espoir soutiendra ma détresse, puisqu'une mer sauvage, par ses immenses abîmes, pour toujours me sépare des demeures paternelles ? Dois-je donc mourir à la fleur de mon âge, abandonnée des hommes et des Dieux sur ce roc inconnu ?&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       Or, un jour, après avoir de son âme brisée exhalé de telles plaintes, Ariane aux beaux cheveux  s'endormit. Sur ces entrefaites, Dionysos débarqua dans l'île de Naxos. Dès ses premiers pas sur ce nouveau  littoral, il aperçut cette jeune vierge dans les bras du sommeil. Son coeur de Dieu consolateur fut attendri, et ses grands yeux se prirent à contempler le spectacle qu'offrait Ariane endormie. Son beau corps, aux épaules arrondies et à demi dépouillées, était couché sur un lit de rocher; sa tête aux longs cheveux reposait sur son bras gauche, tandis que son bras droit encadrait de sa grâce l'harmonie douce et claire de son divin visage. Quand elle se réveilla, Dionysos s'approcha d'elle et lui dit :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        - Belle et divine Nymphe, assez longtemps tu as été l'amante désespérée de Thésée pour mériter de devenir l'amante exaltée du glorieux Dionysos. Assez longtemps tu as été comme engourdie par l'hiver, pour ressuciter dans la joie du printemps !&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        Tout en disant ces mots, Dionysos détacha la couronne qu'il portait à son front, et la plaça sur les cheveux dénoués et flottants de son heureuse élue. Mais, à peine cet éclatant diadème eut-il touché le front béni d'Ariane, qu'il s'éléva dans les airs et monta dans le ciel. Les pierreries qui l'ornaient devinrent des étoiles, et cette couronne d'astres, pour conserver le souvenir de ces divines épousailles, se fixa pour jamais à la voûte des cieux. A ce moment, pour célébrer son mariage, le cortège sacré de Bacchos apparut. Ivres d'un saint délire, les Bacchantes secouaient leurs têtes couronnées de feuillage, et, chevelure au vent, s'écriaient Evohé !  Les unes agitaient leur thyrse enrubanné, ou brandissaient des pampres chargés de grappes mûres; les autres, couronnées de serpents, dansaient de joie en tenant des coupes pleines, et faisaient croître, en le frappant de leurs pieds, des fleurs sur le sol. Celles-ci chantaient en choeur un mélodieux épithalame; celles-là faisaient rebondir, en le frappant de leurs mains vigoureuses, l'assourdissant tambourin. Pan dégageait de sa flûte la chanson des roseaux. Les Satyres aux pieds de bouc tiraient de rauques accords d'une conque bruyante, et les Silènes ventrus dansaient en tenant, pour affermir leurs pas, leur âne par la bride. Enfin, après de longues et de bruyantes fêtes, un char doré attelé de panthères apparut. Dionysos et Ariane y montèrent, et partirent abriter et cacher leurs divines amours dans une lointaine et secrète demeure.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                    Non content de parcourir tous les cantons de l'Hellade et de l'Asie Mineure, Dionysos, un jour, rassembla tous les peuples de la Grèce, de la Lydie et de la Phrygie. Il joignit à cette armée humaine le cortège bruyant des Satyres aux belles cornes, des Silènes au front chauve, des Aegipans aux oreilles pointues, des Ménades aux cheveux couronnés de serpents, des Bacchantes couronnées de feuillage, des Bassarides conductrices de tigres et porteuses de tambours, des Centaures aux sabots de cheval et aux mains porte-lyre, et il partit à la conquête des Indes. Il jeta un pont sur l'Euphrate et parvint, avec sa suite en délire, jusqu'aux bords reculés de l'Hydaspe. Les Indiens au teint noir se moquèrent d'abord de cette armée turbulentes. Mais ils furent pourtant, après une longue et dure guerre, obligés de s'avouer vaincus et de reconnaître le Dieu dont ils s'étaient moqués. Son retour des Indes fut une marche triomphale. Enfin, ayant partout, sur toute terre habitée  et connue jusqu'alors, conduit ses choeurs et établi ses rites, le fils de Sémélé monta au ciel et s'assit pour jamais à la table des Dieux.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       Mais quels étaient donc ces rites mystérieux que Dionysos avait institués ? Dans une série de cérémonies nocturnes et secrètes, on représentait aux initiés de Bacchos la légende suivante. Le Dionysos qu'on célébrait en ces Mystères n'était pas né de Sémélé, mais de Déméter, de cette grande Déesse qui présidait, dans les entrailles de la terre, à l'apparition et à la disparition de la vie apparente. A peine né, ce Dionysos, qu'on appelait Zagreus, avait été, comme le fils de Sémélé, porté dans une grotte. Il y avait grandi parmi les Nymphes. Mais la vigilance de ses gardiens avait été, un jour, mise en défaut par les Titans. A la faveur d'un déguisement, ces fils insoumis de la Terre, réussirent à s'approcher de Zagreus. Faisant semblant de lui tendre un jouet, ils se précipitèrent sur lui et mirent son corps en lambeaux. Puis, ayant jeté dans une brûlante chaudière les morceaux de cette chair divine, ils les firent bouillir et les mangèrent. Une seule partie de la victime leur avait échappé. Athéna, au moment du crime, avait soustrait aus Titans le coeur de Dionysos, et l'avait confié au souverain de l'Olympe. Ce coeur sacré devint pour Zagreus le centre d'une autre vie, et la substance de ce Dieu, modifiée mais non détruite, se reforma aussitôt. Dionysos était réssucité. Quant aux Titans, pour les châtier, Zeus les foudroya. L'homme, ajoutait-on, naquit des cendres des Titans consumés. Or, puisqu'ils s'étaient nourris des chairs de Dionysos, la cendre de ces fils de la Terre devait donc contenir une parcelle divine. Ils nous la transmirent en nous donnant la vie. Pour mériter de réunir cette parcelle au corps transfiguré de Bacchos, de ressuciter comme lui, il fallait, par des rites qui commémoraient les souffrances endurées par ce Dieu, entretenir le feu de cette céleste étincelle, la dégager des passions, la fortifier par l'amour, et la rendre pure à  la source pure d'où elle était issue.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                   Primitivement adoré sous la forme d'un arbre recouvert de lierre, Dionysos fut plus tard représenté comme un homme barbu. Une longue tunique plissée, à courtes manches, lui descendait jusqu'aux pieds, et un bandeau de feuillage ceignait ses longs cheveux. D'une main, il tenait une coupe; de l'autre, un sarment ou un thyrse. Généralement représenté debout, on le figurait parfois assis ou couché sous une treille, en compagnie d'un échanson qui lui servait du vin. Avec le temps, le type archaïque de Dionysos se transforma. Sa longue tunique devint comme une robe de femme; ses blonds cheveux flottèrent en boucles parfumées; son visage imberbe aux yeux langoureux, clair et fardé comme celui d'Aphrodite, respira un singulier mélange d'ivresse bienheureuse et d'infinie mélancolie, et son beau corps, enfin, unit à la grâce délicate des vierges la souple vigueur des plus tendres éphèbes. Le taureau, le bouc, l'âne, le chevreau, le faon, la biche, le tigre, le lynx, la pie et le phénix lui étaient consacrés. Dans l'ordre végétal, la vigne resta toujours son principal attribut; mais le lierre, la chêne, le myrte, le figuier et le sapin servaient aussi aux Bacchantes à se tresser des couronnes. La flûte, la syrinx, les tambourins et les cymbales jouaient un grand rôle dans la célébration de son culte orgiastique. Athènes institua en l'honneur de Bacchos de magnifiques fêtes, et ce sont ces fêtes qui portèrent la comédie et la tragédie grecques au point le plus parfait de leur achèvement.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Dionysos+++Quatri%c3%a8me+partie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2985.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2985.entry</guid><pubDate>Fri, 10 Aug 2007 22:49:11 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2985/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2985.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-10T22:49:11Z</dcterms:modified></item><item><title>Dionysos   Troisième partie</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2969.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                                &lt;font color="#31859b" size=4&gt;Non seulement,tout au cours de ses lointains voyages pour propager avec son culte la culture de la vigne, Dionysos rencontrait des amis, mais il trouvait aussi, nous l'avons dit, des ennemis. Dans le groupe des légendes qui nous montrent le Dieu du vin et sa bruyante suite en lutte avec des mortels qui essayaient de les combattre, les plus importantes, ou tout au moins les plus terrifiantes par la rigueur du châtiment qui frappa les coupables, sont celles qui ont Lycurgue et Penthée pour héros.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      Un jour, dit-on, Dionysos se livrait, avec son cortège sacré, aux danses accompagnées de chants qui constituaient une partie du culte qu'on rendait à ce Dieu, un roi puissant de Thrace, Lycurgue, vint en secret dans les montagnes surprendre les Bacchantes, les encercler et les percer de traits. Seul, Dionysos échappa en se précipitant dans la mer; mais les Satyres et tout le choeur des Bacchantes furent faits prisonniers. Le châtiment de cette imlpiété ne se fit pas attendre. Lycurgue subitement devint fou; et, pendant que sa fureur se passait à saccager des vignes, il tua d'un coup de cognée, en le prenant pour un cep, son propre fils et se coupa le pied. Aux cris de sa douleur, les Bacchantes répondirent par des cris d'allégresse; les liens qui les rendaient captives se défirent d'eux-mêmes, et toute la troupe des porteuses de thyrse, épieu enguirlandé de lierre, se précipita sur Lycurgue, le saisit et le jeta, du haut d'un grand rocher, en pâture aux panthères qui conduisaient les chars des suivantes du Dieu.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     Penthée ne fut pas plus heureux que Lycurgue. Quand, en effet, Dionysos aux longues boucles blondes arriva dans Thèbes pour initier cette ville à ses heureux Mystères, cetet glorieuse cité était alors gouvernée par Penthée, fils d'Agavé, la soeur de Sémélé, mère du Dieu du vin. Ce roi, outré de voir les Thébaines délaisser les travaux de la laine pour se mêler aux choeurs dansants qui fêtaient Dionysos, célébrer les orgies nocturnes de ce Dieu, bondir avec des torches et courir en délire sur les montagnes sauvages, fit enchaîner et emprisonner Dionysos. Mais le Dieu qui dissipe l'ennui se délivra lui-même, en faisant descendre le feu sacré de la foudre et crouler dans les flammes le palais de Pen&lt;/font&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;thée. D'elles-mêmes aussi, sans qu'elles soient détachées, les chaînes tombèrent de ses augustes mains. Penthée pourtant, malgré tous ces prodiges, persistait en sa fureur aveugle. Il résolut donc d'aller en personne se rendre compte des méfaits des Bacchantes, et ce fut Dionysos lui-même qui, après l'avoir couvert d'un vêtement de femme, s'offrit de le conduire sur les pentes boisées où elles étaient rassemblées. Pour mieux épier des Mystères qui devaient être cachés, Penthée monta s'asseoir sur la plus haute branche d'un robuste sapin. Mais les Ménades aux yeux perçants l'eurent bientôt découvert. A peine le virent-ils assis près de la crète de cet arbre élevé, que tout d'abord, contre ce roi dément, montées sur un rocher comme sur une tour, elles jetèrent des pierres lancées avec violence. Les unes, cassant de grosses branches, les projetaient dans les airs; les autres envoyaient contre ce sacrilège le thyrse qui leur servait de javelot. Mais, assis plus haut qu'elles ne l'auraient voulu, leurs coups ne pouvaient point parvenir à l'atteindre. Elles essayèrent alors de renverser en le déracinant l'arbre sur lequel Penthée était grimpé. Saisissant ce sapin par ses branches inférieures, tirant toutes ensemble, elles arrachèrent du sol le tronc et les racines. Penthée lourdement s'abattit sur la terre. Il poussait mille gémissements. Sa propre mère, Agavé, prenant avec ses mains le bras droit de son fils, et appuyant son pied sur les flancs du malheureux, lui arracha l'épaule. Une autre lui enleva l'autre bras. Toutes enfin, comme des oiseaux de proie, s'employèrent à dépecer son corps, et les feuilles effleurées par le vent froid d'automne et qui tiennent à peine à la cime des arbres, ne sont pas plus vite emportées par la bise que ne furent mis en pièces, par les mille mains des Bacchantes, les chairs et les membres du malheureux roi de Thèbes. Des lambeaux sanglants volaient de toutes parts, s'accrochaient aux rochers ou restaient suspendus aux branches des sapins. Quant à la tête de Penthée, sa propre mère l'arracha, la fixa comme celle d'un lion de montagne au sommet de son thyrse, et vint la présenter, en célébrant Bacchos et en criant victoire, au palais paternel. Quand elle repris ses sens, elle s'aperçut, mais trop tard, qu'elle avait pris son fils pour une bête féroce.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Dionysos+++Troisi%c3%a8me+partie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2969.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2969.entry</guid><pubDate>Wed, 08 Aug 2007 22:40:39 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2969/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2969.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-08T22:40:39Z</dcterms:modified></item><item><title>Dionysos    Deuxième partie</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2890.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                                &lt;font color="#c0504d" size=4&gt;Lorsque le Dieu du vin eut ainsi découvert la boisson humide et veloutée de la grappe, il voulut en faire connaître aux hommes les consolants bienfaits. Il se mit donc alors, avec sa troupe délirante, à parcourir le monde. Sa force était irrésistible. A ses mais, il enseignait la culture de la vigne, l'art de fabriquer le vin et de trouver, en le buvant avec mesure, le secret de la joie; à ses ennemis, au contraire, il inspirait une fureur sauvage et infligeait d'épouvantables châtiments. Un jour, au cours de l'un de ses nombreux voyages, Dionysos s'arrêta dans la maison d'Icare et y trouva bon acceuil. A son départ, pour le récompenser de l'hospitalité qu'il avait reçue, il lui apprit l'art de planter la vigne, d'émonder les sarments et de multiplier les grappes de raisin. Quand il arriva l'époque des vendanges, Icare, rendu généreux par une douce ivresse, ne voulut pas connaître pour lui seul les joies de ce breuvage. Il se prit donc, avec des outres pleines de vin nouveau, à explorer les campagnes et à danser en chantant des louanges à Bacchos. Il donnait à boire à tous ceux qu'il trouvait. Mais, comme certains laboureurs, malgré de sages et de prudents avis, burent avec excès, ils s'enivrèrent. Sentant leurs pas chanceler, leur raison s'égarer, et voyant l'un d'eux s'affaisser sur le sol et céder au sommeil, ils se crurent tous empoisonnés par le vin. Furieux et déments, ils fondirent sur Icare, crevèrent et vidèrent ses outres, et à coups de faux, de bêches, de bâtons et de pierres, l'assommèrent. Après se lâche assassinat, ces laboureurs, pris d'un sommeil subit, s'endormirent sur le corps de leur propre victime. Le lendemain, ayant repris leurs sens, ils déplorèrent la mort prématurée de leur trop généreux compagnon, et cachèrent son corps, sans lui donner la sépulture, dans un épais fourré. Mais Icare avait une fille, Erigone, qui, ne voyant plus revenir son père et ne sachant ce qu'il était devenu, se lamentait sans merci. Or, comme elle était, une nuit, en proie à l'insomnie, l'ombre de son père lui apparut et dit en lui montrant ses plaies :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#c0504d" size=4&gt;                                        - Réveille-toi, ma fille, et, en toute hâte, lève-toi !  Je suis ton père, que des paysans, rendus fous par Bacchos, ont tué dans la forêt. Va, ma fille, va rechercher mon corps caché dans un hallier, et ensevelis-le.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#c0504d" size=4&gt;                                        Ayant ainsi parlé cette ombre disparut. Erigone alors se leva, répandit une abondance  de pleurs; et, coupant ses cheveux et se couvrant d'un long voile de deuil, elle partit, dès que le jour pointa, à la recherche du corps enseveli de son père. Longtemps elle erra sans rien  trouver dans la vaste forêt. Une petite chienne, Maïra, l'accompagnait, et seuls, les glapissements attristés de ce fidèle animal éveillaient l'écho endormi des vallées. Enfin, à la croisée de deux chemins, Erigone rencontra un paysan qui voulut bien la conduire où gisait, sans tombeau, le malheureux cadavre de son père assommé. Se jetant à genoux, elle inonda le sol de ses larmes. Mais que peuvent les pleurs contre une grande douleur ? Désespérée, l'inconsolable Erigone se pendit à un arbre. Sa chienne, Maïra, fut la seule compagne qui se lamenta sur elle. Ne quittant point sa maîtresse, même quand elle fut morte, Maïra resta aux pieds de l'arbre où était pendue Erigone, et aboya sans relâche. Passant près de là, des gardiens de troupeaux entendirent ses appels et accoururent.Ils dépendirent cette victime infortunée, l'ensevelirent tout auprès de son père, et Maïra, plutôt que de quitter la fille morte d'Icare, se laissa mourir d'inanition sur la terre qui recouvrait la dépouille de sa lamentable maîtresse.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                         Je me suis trompé de couleur!!!!!!  &lt;img title=Confus style="vertical-align:middle" alt=Confus src="http://shared.live.com/QGncRMHLLpIcOfCh--4aMA/emoticons/smile_confused.gif"&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Dionysos++++Deuxi%c3%a8me+partie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2890.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2890.entry</guid><pubDate>Mon, 06 Aug 2007 22:04:52 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2890/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2890.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-07T11:52:02Z</dcterms:modified></item><item><title>Dionysos</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2813.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                                    &lt;font color="#31859b" size=4&gt;Avant de devenir le premier inventeur de la pourpre liqueur qui coule de la grappe, Dionysos fut tout d'abord considéré, croit-on, comme le dieu de la sève qui fleurit dans les arbres et dans les végétaux.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                          En tat que Dieu du vin, Dionysos était le fils de l'union de Zeus ou du Ciel avec Sémélé, personnification de la Terre dan stout l'éclat printanier de sa magnificence. Fille de Cadmos, roi de Thèbes, Sémélé était, disait-on, d'une si parfaite beauté qu'elle attira sur elle les regards du maître des Dieux. Toujours jalouse, Héra résolut de faire périr, en même temps que sa rivale, l'enfant qu'elle tenait de son divin époux. Pour emprunter les traits de Béroé, nourrice de Sémélé, l'auguste reine du ciel couvrit ses tempes de cheveux blancs, sillonna de rides son front, et, courbée sur un bâton noueux, elle vint un jour trouver la fille de Cadmos. D'une voix chevrotante et cassée, elle lui conseilla de demander à Zeus de se montrer à elle en toute sa splendeur, et de lui apparaître, comme il apparaît à sa céleste épouse, avec tout l'appareil fulgurant de sa gloire. Sémélé, jeune vierge sans défiance, suivit ce perfide conseil. Elle fit tout d'abord prêter à Zeus le serment qu'il exaucerait tous ses voeux. Par amour pour elle, le souverain des Dieux y consentit volontiers. Mais, quand il apprit ce que Sémélé exigeait de sa toute-puissance, Zeus prévint la fille de Cadmos du danger qu'entraînerait pour elle l'accomplissement de ce souhait imprudent.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        Sémélé insista, et Zeus, lié par son serment, céda enfin. Monté sur un char aux roues d'or, il parut devant elle dans tout l'éclat de son étincelante grandeur. Mais les feux de sa foudre mirent le feu au palais de Cadmos, et Sémélé, ne pouvant supporter la magnificence terrible de l'éclair, fut consumée par la présence même de celui qu'elle aimait. En mourant, elle laissa échapper le fruit inachevé de ses entrailles. Zeus alors recueillit cet embryon, l'enferma dans sa cuisse, le garda jusqu'à ce qu'il fût à terme, et le mit au monde pour la seconde fois. Quand il revit le jour, cet enfant fut appelé Dionysos, et Hermès aux sandales ailées se chargea de le porter, pour le nourrir et l'élever, aux Nymphes de Nysa.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        Nysa était une haute montagne dont le sommet était toujours baigné dans une pure lumière. De puissantes forêts en recouvraient les flancs; mille sources fécondes y gazouillaient dans leurs lits et répandaient partout une fraîcheur odorante. Les Nymphes de cette merveilleuse et bienheureuse montagne habitaient une grotte  profonde; des rameaux de vigne en tapissaient les rocheuses parois, et un lierre touffu en ombrageait l'entrée. Quand, porté par Hermès, Dionysos arriva, par une nuit épaisse, sur le seuil même de cet abri secret, une étoile soudain apparut dans le ciel. La terre étincela, comme éclairée par le disque argenté de la lune, et les recoins ténébreux de la vaste caverne furent illuminés. A la faveur de cette vive lumière qui réveilla les Nymphes, Hermès pénétra dans leur habitation. Dès qu'elles eurent reconnu le messager des Dieux, elles accoururent toutes et reçurent entre leurs mains délicates, le petit enfant qu'il venait leur confier. Elles le couchèrent dans un berceau doré et l'entourèrent de soins et de tendresses. Or, à mesure que croissait le fils  de Sémélé, la vignequi recouvrait la grotte, allongeait en même temps ses vivaces rameaux. Pour l'amuser, une Nymphe lui apprit à frapper les cymbales; une autre, à se couronner de lierre et à enguirlander de feuillage le petit bâton qui lui servait de jouet. Plus tard, ce fut la chasse qui occupa les loisirs de ce divin adolescent. Plus agile qu'un lièvre, Dionysos se plaisait à poursuivre les cerfs, à les percer de ses flèches et à se recouvrir de leur toison mouchetée.Un jour, dans de sauvages montagnes, il parvint à ravir à une terrible lionne deux gracieux lionceaux; il les amena sans difficulté dans la maison des Nymphes, et les apprivoisa. Tantôt il chevauchait sur leur dos, les conduisait par la crinière et s'en servait comme d'une monture. D'autre fois, il s'amusait à caresser leurs flancs, à mettre ses mains dans leur gueule, et les lionceaux, bien loin de s'effrayer, le flattaient de leur queue et lui léchaient les doigts. Ce furent ces mêmes animaux qui conduisirent plus tard à la conquête du monde son char étincelant.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                         Cependant, il arriva qu'un jour Dionysos cueillit sur la vigne, qui décorait de pampres les parois de sa grotte, de lourdes grappes mûres. Il en exprima le jus dans une coupe d'or, et fit ainsi couler, pour la première fois, la majesté liquide du vin pourpre. Dès qu'il eut goûté à ce nouveau nectar qui chasse la fatigue, il convia les Nymphes, ses nourrices, et tous les Génies des bois, des sources et des montagnes à partager sa joie.Toutes et tous alors, après avoir vidé les uns après les autres la coupe qui devait régner dans les festins, connurent une source insoupçonnée d'enchantement. Le vin venait de naître. Et, pour saluer l'allégresse nouvelle qu'il apportait au monde, la troupe des Nymphes, des Naïades, des Dryades et des Hamadryades se couronna de pampres; le choeur des Satyres réunis aux Silènes, se mit à danser au son des tambourins aux frémissements sourds. Toute la montagne, émue et transportée, était comme en délire et l'écho des forêts répétait les longs cris qui rendaient gloire au Dieu qui venait de trouver le seul breuvage à même de dissiper les ennuis et les peines des mortels affligés.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b"&gt;                                              &lt;font size=4&gt;Ce sombre abîme sur lequel régnait Hadès était comme une prison immense aux ramifications profondes et multiples.De larges portes, toujours ouvertes pour la foule sans nombre qui s'y pressait et à jamais fermées pour tous ceux qui les avaient passées, en indiquaient l'inévitable accès. Le seuil d'airain en était défendu par un chien de garde terrible : Cerbère. Toujours aux aguets, ce monstre à trois têtes et à queue de serpent semblait flatter et caresser les Ombres qui entraient. Mais une fois qu'elles avaient franchi le pas inexorable des portes, il s'opposait avec des aboiements hargneux et redoutables à toute tentative de retour en arrière, et torturait de sa triple mâchoire aux dents noires et tranchantes celles qui s'y risquaient. Tout ce que la mort moissonnait sur la terre tombait sous le sceptre d'Hadès, augmentait sa richesse et devenait sa proie. Conduites par Hermès, les âmes arrivaient par troupeaux. Elles rencontraient, dès leur entrée en ce triste séjour, coulant entre des rochers escarpés et traversant des étangs glacés, des lacs de poix bouillante et des mares tourmentées par de terribles vents, un fleuve trouble et fangeux, qui s'appelait l'Achéron ou le fleuve des douleurs. Plus loin, elles voyaient les flammes que charriait à torrents le Pyriphlégéthon; elles entendaient avec horreur le fracas gémissant du Cocyte qui roulait les larmes des méchants, et le tumulte sauvage et exécré du Styx aux eaux nauséabondes. Pour traverser ces fleuves, les âmes montaient sur une barque noire que conduisait Charon. Toutes pourtant n'arrivaient pas à traverser les eaux bourbeuses des marécages enflammés de l'Enfer. Ce vieux nocher, en effet, à barbe limoneuse, repoussait impitoyablement à grands coups d'aviron les ombres de ceux qui avaient été privés de sépulture, ou qui ne pouvaient pas lui payer leur passage. Il les laissait errer pendant cent ans sur le bord de ces fleuves où vainement, d'une rive vers l'autre, elles tendaient en criant leurs mains désespérées. C'était pour payer leur passage sur la barque infernale que l'on glissait dans la bouche des morts, avant de les mettre au tombeau, la menue monnaie qu'on y retrouve encore. Lorsque les âmes avaient enfin passé les quatre fleuves infernaux, elles parvenaient ensuite dans une morne contrée où ne se voyaient de toutes parts que des prairies d'asphodèles. Là, dans cette plaine uniforme et toujours battue par une bise sauvage, aboutissaient trois chemins. L'un était la route qu'elles avaient suivie pour s'y rendre; l'autre conduisait aux Iles Bienheureuses, ou aux Champs-Elysées, et la troisième, enfin, aboutissait dans les profondeurs les plus reculées du Tartare. Le carrefour où se réunissaient ces trois routes se dénommait le Champ de Vérité. Là, au pied du trône majestueux d'Hadès, sous le regard du Dieu dont la mémoire ne peut rien oublier et dont l'esprit sonde toute pensée, les âmes des morts devaient être jugées. Trois assesseurs : Minos, Eaque et Rhadamanthe, assis sur des sièges élevés et tenant une baguette d'or, aidaient ce juge suprême à porter un juste jugement et à proportionner le châtiment à la faute. Minutieusement, une par une , les âmes étaient pesées. Nul criminel ne pouvait échapper, car les Erinyes, ces vierges chasseresses aux ailes rapides et aux cheveux de serpents, partout où ils se cachaient, poursuivaient les coupables, les découvraient jusque dans les ténèbres avec l'aide de leurs torches ardentes, et les  amenaient toujours, un jour ou l'autre, à coups de fouet vengeur, à comparaître devant ce tribunal. Ceux, par contre, qui s'étaient souillés de crimes, étaient condamnés à divers châtiments; ils se rendaient pour les subir dans les ultimes ramifications du Tartare, et ils y trouvaient la compagnie des grands coupables qui avaient, avant eux, péché contre les Dieux. Là, elles voyaient Tityos, ce géant dont le corps recouvrait neuf arpents, enchaîné sur un rocher brûlant et le foie sans relâche rongé par un vautour. Il avait osé, tout mortel qu'il était, insulter et braver la divine Artémis. Plus loin, pour avoir dérobé à la table de Zeus le nectar et l'ambroisie, et n'avoir point su garder les secrets que sa participation à la table des Dieux lui avait fait connaître, Tantale, sous l'éternelle menace d'un rocher suspendu sur sa tête, était plongé jusqu'au menton dans un cours d'eau frais et limpide. Il mourait de soif, sans jamais pouvoir se désaltérer. Approchait-il ses lèvres de la rafraîchissante liqueur, l'onde se retirait sous lui et se dérobait à ses lèvres desséchées. Des arbres, chargés de fruits délicieux, laissaient pendre leurs rameaux au-dessus de sa tête. Etendait-il les mains pour les saisir etapaiser  sa faim, un vent jaloux les emportait aussitôt. Plus loin encore, Sisyphe, pour avoir voulu se faire passer pour un Dieu et imiter le bruit du tonnerre en poussant un chariot sur des plaques d'airain, roulait sans cesse et essayait en vain de faire gravir une montagne abrupte à un fabuleux rocher. A peine croyait-il avoir atteint son but que le rocher, en se précipitant dans la plaine, le condamnait à recommencer de nouveau et sans fin son labeur inutile. Tout près de lui, Ixion, pour s'être montré ingrat envers le père des Dieux et avoir attenté à l'honneur de son épouse, était attaché par les quatre membres à une roue enflammée et l'une des Erinyes, en la faisant tourner, attisait  sans cesse le feu qui le brûlait. Dans un coin du Tartare se voyait aussi la tribu exténuée des pâles Danaïdes. Ces cinquantes filles du roi Danaos avaient eu le courage d'égorger, la nuit même de leurs noces, les cinquante fils que le roi Aegyptos, frère de Danaos, se proposait de leur accorder pour époux. Pour châtier ce crime contre l'amour, Zeus avait condamné ces vierges farouches à remplir aux Enfers un tonneau sans fond qui se vidait à mesure qu'elles y venaient verser le plein de leurs amphores.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     Quand aux âmes des justes, elles étaient, nous l'avons dit, envoyées dans les Champs-Elysées. C'était une vaste et calme plaine où croissaient en abondance des peupliers argentés. Là, dans des vergers délicieux, mûrissaient toutes sortes de fruits. Là, au milieu de prairies émaillées de mille fleurs, mille ruisseaux d'argent coulaient à l'ombre de bosquets embaumés, de massifs de rosiers et de myrtes animés par le chant des oiseaux. Un air plus pur, un ciel toujours léger, une douce et riante lumière remplissaient de paix ces délicieuses campagnes. Jamais la gelée ni la chaleur excessive ne brûlaient les fleurs et les feuillages de leur pr des trépassintemps éternel. Les sages, étendus sur des lits de gazon, jouissaient d'une félicité sans mélange et goûtaient aux charmes de la vie même des Dieux. Les héros se racontaient mutuellement leurs exploits; les poètes, couronnés d'un bandeau d'une blancheur éclatante, récitaient de beaux vers et chantaient sur la lyre les louanges divines. Selon leurs goûts, enfin, d'autres âmes heureuses formaient des choeurs de danses, luttaient ensemble sur le sable doré, ou s'asseyaient, exemptes à jamais d'inquiètude, à une table chargée de tous les mets qui font la joie des Dieux.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     Hadès, le dieu des Morts, était le plus souvent représenté sur un trône, et Perséphone, son épouse, siégeait à ses côtés. Son visage, couvert de longs cheveux et d'une barbe hirsute, respirait l'air tragique et sombre qui seyait à l'inflexible arbitre de la justice éternelle. Il portait en sa droite, le sceptre qui lui servait  à commander à l'innombrable armée des trépassés. Souvent il avait le front ceint d'une couronne d'ébène, de capillaire ou le narcisse. Quelquefois aussi, il tenait des clés dans ses mains, pour faire entendre que les portes de la vie étaient fermées sans retour à tous ceux qui parvenaient dans son funèbre empire. Mais, comme ce divin justicier habitait au sein de la terre et que c'est de la terre que sortent les moissons et toutes les semences qui nourrissent les hommes, c'était Hadès qui était censé régir la fécondité nourricière du sol. Tout ce qui poussait sur la glèbe était un de ses dons; tous les trésors que recelaient les entrailles du sol étaient un de ses biens. Voilà pourquoi, pour signifier que ce Dieu était sous ce rapport une source de richesses, on lui mettait en mains une corne d'abondance. En laissant le feu entièrement consumer les victimes, on lui immolait des brebis noires, des taureaux noirs, que l'on parait de bandelettes sombres.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                                        &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Had%c3%a8s++++++Quatri%c3%a8me+partie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2779.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2779.entry</guid><pubDate>Fri, 03 Aug 2007 03:36:59 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2779/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2779.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-03T03:36:59Z</dcterms:modified></item><item><title>Hadès      Troisième partie</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2767.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     De vieux poètes nous ont transmis, avec une légère variante, cette partie de la légende de Déméter que nous venons de raconter. Lorsque la sainte Déesse, rapportent-ils, parvint sur le territoire de l'odorante Eleusis, elle s'assit, épuisée de lassitude, à l'ombre d'un olivier touffu, près du puits Parthénios. Ce fut là que les filles de Kéléos, qui venaient puiser de l'eau vive dans des vases d'airain pour la porter dans le palais  de leur père, rencontrèrent cette malheureuse errante.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     - D'où viens-tu, vieille femme ? lui dirent-elles. Pourquoi, au lieu de t'éloigner de la ville, ne t'es-tu pas approchée de nos demeures ? Là, dans nos palais ombragés, il y a pour nous servir des femmes de ton âge; elles t'auraient accueillie avec égard et tendresse.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     Déméter, qui ne voulait point se faire reconnaître, leur répondit ainsi :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     - Portée sur le vaste dos de la mer, je viens de l'île de Crête. D'odieux pirates m'avaient enlevée; mais, durant qu'ils prenaient leur repas du soir, je me suis, en longeant la côte et en m'enfonçant dans les terres noyées d'ombre, délivrée de leurs mains. Dans mes courses accablantes, je suis parvenue en ces lieux, ignorant à la fois, et en quelle contrée je me trouve et quels sont les noms des hommes qui l'habitent. Prenez pitié de moi, jeunes filles !  Accueillez-moi; secourez-moi. Pour ne point être à charge, j'accepte volontiers, dans la maison qui voudra m'abriter, un emploi de nourrice ou bien de femme âgée.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                    Ainsi parla Déméter. Rapportant les vases brillants qu'elles avaient remplis d'eau, les filles de Kéléos s'en retournèrent dans leurs chères demeures, et firent part à leur mère de tout  ce qu'elles avaient vu.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                    - Allez !  mes filles, leur dit alors Métanire au grand coeur, allez retrouver cette malheureuse femme. Priez-la de vous suivre. Je la prends chez moi, et lui promets bon salaire.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                    A ces mots, telles de jeunes biches, les filles de Kéléos s'élancèrent sur la route qui conduit à la source. Elles s'approchèrent de nouveau de Déméter et la prièrent de venir chez leur mère. La grande Déesse se leva; et, la tête recouverte d'un voile, elle s'avança gravement avec elles. Bientôt elles arrivèrent au palais de Kéléos, et s'engagèrent sous le portique où était assise, tout près de la porte solide, Métanire, la mère des jeunes filles, qui tenait en ses bras son dernier nouveau-né. Dès que Déméter franchit le seuil de cette hospitalière demeure, un éclat divin illumina le palais, et les voiles bleus qui la couvraient jusqu'aux pieds, se changèrent un instant en une céleste lumière. Métanire, saisie de crainte et de respect, se leva, céda son siège et engagea la Déesse à s'asseoir. Mais la Mère affligée ne voulut point prendre place sur ce trône éclatant. Elle resta silencieuse, immobile et debout, jusqu'à ce que Iambé, la plus jeune des filles, lui présentât, après l'avoir recouvert d'une peau de brebis, un siège plus commun. S'étant alors assise, Déméter retenait toujours de ses deux mains son voile sur ses yeux. Muette de douleur, elle refusa breuvage et nourriture, jusqu'à ce que la sage et la bonne Iambé fît enfin éclore, par d'aimables saillies, un sourire sur ce divin mais douloureux visage. Déméter alors accepta une boisson composée d'eau, de farine et de menthe broyée.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                    - Salut ! étrangère, lui dit à ce moment Métanire. Puisque les Dieux t'envoient dans nos riches demeures, tout ce qui est à moi sera aussi à toi. Sois la nourrice de ce petit enfant que j'ai eu sur le tard, et, s'il parvient, grâce à tes soins, au terme heureux d'une belle adolescence, tu en seras récompensée et enviée.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                    - Salut aussi à toi !  répondit Déméter à la belle couronne. Je me charge de ton enfant, et je le conduirai, sois-en sûre, sur le chemin de tes voeux.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                   A peine eut-elle ainsi parlé, que Déméter accueillit sur son sein odorant et dans ses mains maternelles, le fils de Métanire. Depuis ce jour, merveilleux prodige, l'enfant grandissait comme un Dieu, sans se nourrir de pain et sans prendre le sein. La divine nourrice l'oignait d'ambroisie, l'animait de son souffle et le berçait en ses bras. Pendant la nuit et à l'insu de ses parents, elle le cachait, comme un tison, dans la force du feu. Mais un jour, Métanire aperçut Déméter qui mettait l'enfant dans la flamme. Epouvantée et s'imaginant que son fils allait périr, elle jeta un grand cri. A ce funeste appel, lla Déesse irritée retira l'enfant du feu et l'abandonna désormais aux seuls soins de sa mère.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                   - Je voulais, lui dit-elle, affranchir ton fils de la vieillesse et de la mort. Tu ne l'as point voulu. Il mourra donc. Mais, comme cet enfant a reposé sur mes genoux et dormi en mes bras, il en recueillera une gloire incorruptible, car je suis la glorieuse Déméter, l'honneur et le charme des hommes et des Dieux. Il faut donc que tout le peuple éleusien me bâtisse, non loin de la ville et de ses murs élevés, un temple avec un grand autel; je veux que ton fils en soit le premier prêtre.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                   Comme elle disait ces mots, l'humble servante se fit connaître en Déesse. Une odeur parfumée s'exhala de ses voiles; ses boucles blondes flottèrent sur ses blanches épaules, et une lumière éclatante et dorée, comme celle de l'éclair, inonda le palais. Déméter alors quitta la maison de Kéléos. Quand le temple désiré fut construit sur la colline désignée, elle vint, toujours consumée de tristesse par le désir qu'elle éprouvait de sa fille à l'ample tunique, y résider, y attendre, y pleurer. Or, comme cette mère affligée était la blonde déesse qui fait germer les blés et se gonfler les fruits, elle prépara, dans son courroux et son ressentiment, une année de disette effroyable. La terre ne fit lever aucune semence. En vain les grands boeufs labourèrent, et en vain la herse enfouit le grain dans le sol. Rien ne poussa. Un soleil de feu, faute d'humidité, dévora tous les germes.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                  La race entière des mortels eût péri, si Zeus ne s'en fût inquiété. Touché de la détresse des hommes et de leurs supplications, il envoya sa messagère Iris auprès de Déméter. Mais la Déesse obstinément repoussa les prières de l'envoyée céleste, et resta sourde aux ordres même de Zeus.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                  - La terre, répondit-elle, ne portera pas de blé, et Déméter ne remontera point  dans l'Olympe, tant qu'elle n'aura pas retrouvé et revu sa fille  au doux regard !&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                  Zeus alors députa Hermès auprès d'Hadès pour obtenir de lui, en faveur des humains, que Perséphone revînt à la lumière. Le roi aux cheveux noirs et aux sombres sourcils de l'empire des Morts y consentit, à condition toutefois que son épouse le rejoindrait sans tarder; puis, pour la contraindre à n epas oublie sa promesse, Hadès lui fit manger des pépins de grenade. Perséphone ensuite monta sur le char de son divin époux, et, sous la conduite d'Hermès, elle arriva bientôt devant le temple odorant de parfums dans lequel Déméter abritait sa douleur. Quand cette mère vit approcher sa fille, elle s'élança vers elle. De son côté, Perséphone, sautant à bas du char, courut dans les bras de sa mère, l'embrassa longuement et sécha les larmes qui depuis longtemps coulaient et ruisselaient sur ses joues maternelles. Ayant ainsi revu et retrouvé sa fille, Déméter se départit de sa vive colère. Toute la terre se rechargea de fleurs, de moissons et de fruits. Et, sur la promesse qu'elle y verrait sa fille les deux tiers de l'année, la Déesse consentit à remonter dans l'Olympe. Depuis ce jour, en effet, Coré passa avec sa mère et les autres Dieux olympiens les deux tiers de sa vie, et l'autre tiers, sous le nom de Perséphone, aux côtés de son époux, dans les profondeurs assombries de la terre. Là, elle régnait avec lui sur le peuple décoloré des Ombres qui voltigeaient au sein d'une nuit éternelle. Le trône d'or où elle était assise occupait le milieu du gouffre insondable qu'on appelait Tartare.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                               &lt;font color="#31859b" size=4&gt;Pendant neuf jours et neuf nuits, la vénérable et sainte Déméter parcourut monts et vaux, en tenant en ses mains des torches enflammées. A la dixième aurore, elle réussit à s'approcher d'Hécate qui lui dit :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      - Auguste Déméter, j'ai bien entendu une voix qui criait, mais je ne puis te dire quel est celui qui se rendit coupable du rapt de ta fille, ni te découvrir le lieu où l'on retient l'objet de ta tendresse.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      Accablée de douleurs, Déméter écouta sans répondre, et poursuivit, en compagnie d'Hécate, ses ardentes recherches. Tout en cheminant, les deux Déesses parvinrent sous les murs du palais du Soleil et en passèrent les hautes portes d'or. Elles espéraient que l'enlevement de Coré n'avait point échappé aux regards perspicaces de ce divin témoin de toutes choses. Effectivement, aux pressantes questions de cette mère éplorée, le Soleil répondit :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      - Puissante Déméter, je prends en pitié les douleurs que tu souffres. Nul autre des Immortels n'est cause de tes malheurs, que le grand Zeus, qui permit à Hadès de nommer ta fille son épouse. C'est Hadès, en effet, le frère du Roi du ciel, qui a ravi Coré, en l'enlevant, malgré ses cris, sur son char infernal, et qui, lui-même, l'a conduite et fixée dans le royaume des épaisses ténèbres. Elle y sera désormais, sous le nom de Perséphone, car tel est l'ordre d'en haut, la reine des Enfers.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      A cette terrible et désastreuse nouvelle, le tourment de cette divine mère ne connut plus de bornes. Irritée contre le maître des Dieux, elle quitta tout à fait son trône sur l'Olympe, abandonna les traits d'une Déesse pour le visage d'une femme vieillie et décrépite, et, sous cette forme, recouverte de pauvres vêtements, elle se remit à parcourir les villes et les campagnes. Après mille courses vagabondes, elle arriva enfin dans le territoire vévéré d'Eleusis. Là, exténuée de fatigue, elle s'assit sur le bord d'un sentier rocailleux, et se mit à pleurer. Or, portant des glands dans un bissac et du bois sec sur son dos, un vieillard, que suivait sa fille avec deux chèvres, la rencontra.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      - Mère, lui dit la jeune fille -et ce nom de mère fit tressaillir le coeur de Déméter- que faites-vous ici ? Ne pleurez plus loin d'un foyer; venez dans la maison de mon père; et, si vous entrez sous l'humble toit de sa cabane, vous n'aurez pas de longtemps à chercher un asile plus hospitalier.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      Le vieillard lui-même joignit alors sa prière à celle de sa fille; mais Déméter éplorée se contenta de répondre :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      - Puisses-tu, vieillard, jouir longtemps de la vie et du doux nom de père !  Pour moi, j'ai perdu toute la joie de vivre, et rien au monde  ne peut me consoler.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     Elle dit, et un flôt brûlant de larmes ruissela sur ses joues creusées par la souffrance. Attendris, la jeune fille et le vieillard versèrent aussi des pleurs de commisération, et reprirent ensemble :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      - Puisse n'être pas perdue pour toi celle que tu sembles pleurer !  Lève-toi, console-toi, et n edédaigne pas le bon repos de notre pauvre cabane.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      - Eh bien !  conduisez-moi, répliqua Déméter en se levant de la pierre où elle s'était assise. Vous avez su trouver les paroles qu'il fallait pour me persuader.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      Mais à peine  la sainte Déméter avait-elle franchi le seuil en terre battue de cette humble chaumière, qu'elle y trouva partout l'image de la douleur. Le dernier-né de la maîtresse de ce pauvre logis, Triptolème, était au seuil de la mort. Le mal aigu dont il souffrait ne lui laissait aucun repos; ses cris étaient continuels, et nul ne gardait plus l'espoir de le sauver. La grande Déesse prit alors ce petit être enses bras, et lui baisa le front. Pour l'assoupir, elle lui fit boire du lait tiède mêlé à une décoction de graines de pavots. Trois fois elle le caressa de ses mains, et trois fois elle répéta sur lui de paroles magiques. Enfin, voyant déjà sa paleur disparaître et le sourire refleurir sur sa bouche, elle approcha du feu son corps fiévreux et amaigri. la mère, craignant à cette vue que son enfant ne fût brûlé, s'écria tout à coup :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       - Que faites-vous misérable ?&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       Tout en disant, elle arracha aux flammes et aux soins de Déméter la fleur chétive de son sein maternel.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       Changeant alors de forme, la Déesse reprit son auguste visage. La beauté du ciel respirait autour d'elle; une agréable odeur s'échappait de ses voiles, et la lumière émanant de son corps illuminait les plus profonds recoins de cette humble cabane.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       - Je voulais, femme, répondit avec calme l'insigne Déméter, rendre ton fils immortel. Tu ne l'as point voulu. Il mourra donc, comme un simple mortel. Néanmoins, pour reconnaître ton hospitalité, ton enfant guérira. Il sera grand et réputé parmi les hommes, car c'est lui, le premier, qui leur enseignera à labourer la terre, à semer le blé, à fouler les moissons et à user, au lieu de fruits sauvages, de pain pour se nourrir. Bien plus, je veux qu'il me bâtisse ici un temple magnifique. Il en sera le grand prêtre, et les mortels, en venant près de lui s'initier  aux Mystères que je lui confierai, ne craindront plus désormais de mourir, car ils sauront les secrets qui peuvent rendre l'immortalité bienheureuse.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       Ayant ainsi parlé, la vénérable Déméter quitta cette pauvre cabane, et vint se réfugier, toujours consumée de regrets et de plus en plus désireuse de retrouver sa fille, dans l'enceinte du temple qu'on allait lui bâtir.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Had%c3%a8s+++Deuxi%c3%a8me+partie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2466.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2466.entry</guid><pubDate>Sun, 29 Jul 2007 00:42:17 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2466/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2466.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-29T00:42:17Z</dcterms:modified></item><item><title>Hadès</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2456.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                                &lt;font color="#31859b" size=4&gt;Quand les trois fils de Cronos se partagèrent l'héritage de leur père, la mer écumeuse, dit Homère, échut à Poséidon, le vaste ciel avec tous ses nuages fut l'apanage  de Zeus, et Hadès obtint comme domaine propre le monde souterrain. Vivant toujours au sein d'une nuit épaisse et profonde, à jamais confiné dans un empire d'insondable tristesse, Hadès, coiffé d'un casque qui le rendait invisible, était le sombre roi du royaume des Morts. Son nom seul inspirait l'épouvante, et on l'appelait l'invincible, le farouche, l'intraitable, l'inexorable, l'abominable Hadès. Toujours occupé, comme un grand hôtelier, à recevoir tous ceux que le bâton d'Hermès conduisait à ses portes et entassait, comme un troupeau livide, dans le chemin creux de la mort, ce sombre chef d'une innombrable armée ne sortit qu'une fois, et pour un court instant, de son royaume sans lumière.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       Un jour, raconte-t-on, ce roi du monde invisible voulut s'adjoindre une reine. Mais , comme il savait qu'aucune femme n evoudrait de plein gré consentir à descendre vivante dans son palais ténébreux, Hadès résolut d'enlever par la force la fille de Déméter, la chaste et jeune Coré.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                       Belle comme un printemps d'Attique, cette jeune vierge avait pour habitude, quand venaient les beaux jours, d'aller avec les compagnes ordinaires de ses jeux, les filles de l'Océan, cueillir des fleurs dans de vertes prairies. Or, cette troupe aux pieds nus de vierges aux amples tuniques parvint un jour en un lieu où des eaux, tombant de hauts rochers, entretenaient une fraîcheur exquise. Emaillée de mille fleurs, la terre étendait devant elles comme un tapis royal. Ravie, Coré s'écria :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        - Allons !  ô mes riantes compagnes, venez et remplissez vos blanches robes de fleurs, et couronnez vos fronts !&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                        L'une à ces mots, se hâta d'apporter de délicates corbeilles; l'autre, de dénouer sa ceinture et d'agrandir le sein de sa robe aux longs plis. Celle-ci s'empressa de cueillir des soucis, celle-là préféra ramasser des violettes, ou détacher avec l'ongle les pavots de leur tige. L'hyacinthe retenait les unes; l'amarante, les autres. Mais la rose surtout était à foison récoltée, et avec elle, les mille fleurs sans nom  des humides prairies. Quant à Coré, elle attachait son choix au lys et au safran. Cependant, entraînées de fleur en fleur, comme un essaim de papillons, les jeunes filles peu à peu dans les champs s'espacèrent. Coré bientôt se trouva toute seule. Soudain, cette désirable vierge vit sortir de terre et fleurir sous ses yeux une merveilleuse plante. C'était un narcisse d'un épanouissement admirable, d'une couleur attirante et d'un rare parfum. Interdite d'abord, la fille de Déméter ne résista pas  au plaisir de cueillir ce magnifique ornement. Mais à peine l'eut-elle effleuré de ses doigts, que la terre s'entrouvrit, et que, traîné par quatre chevaux noirs, le char du sombre roi des Ombres sortit d'un trou béant. Sans lâcher bride, Hadès saisit la vierge par le milieu du corps, l'enleva et reprit le chemin des Enfers. Tremblante et éperdue, en vain la virginale Déesse poussait des cris perçants; aucun des Immortels, aucun des hommes n'entendit sa déplorable voix. Aussi longtemps qu'elle vit la terre et le soleil, elle espéra que sa vénérable mère ou que l'oeil d'un des Dieux pourrait l'apercevoir, et cet espoir adoucissait son immense détresse. Mais, comme les noirs coursiers n'avançaient qu'avec peine, éblouis par une lumière trop vive pour leurs yeux, le Dieu des Morts frappa soudain la terre d'un coup de son trident. Le sol ébranlé lui ouvrit un chemin, et le char en roulant s'engouffra dans l'abîme. Coré alors, avant de disparaître, jeta un si grand cri que, du sommet des montagnes aux profondeurs de la mer, on entendit cet appel. Son auguste mère, la soeur même de Zeus, tressaillit et comprit. Une douleur aigüe lui transperça le coeur. Elle déchira les bandeaux qui retenaient sa longue chevelure, jeta sur ses épaules un long voile de deuil, quitta l'Olympe et s'élança, tel un oiseau blessé, sur la terre nourricière et sur les flots salés, à la recherche de son enfant disparue. Mais aucun des Dieux ni aucun des mortels qu'elle rencontra sur sa route ne voulut lui indiquer le nom du ravisseur, ni la rassurer sur le sort de sa fille.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://byfiles.storage.live.com&amp;#47;y1ptpPaQlocDVKkAPp0fO1ggYir4dddzw5Ji18slH9DH3jzrScK_TeRIP78jbdqo_HZ"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;BC873040EB71B9D8&amp;#33;2621&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Had%c3%a8s&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2456.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2456.entry</guid><pubDate>Fri, 27 Jul 2007 01:30:36 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2456/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2456.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-27T01:30:36Z</dcterms:modified></item><item><title>Poséidon     Troisième partie</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2372.entry</link><description>&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                         Les Tritons ne furent pas les seuls enfants de Poséidon. La mer, en effet, ne portait pas que des bancs de poissons frétillant au soleil, que des troupeaux de thons; elle vomissait parfois, racontait-on, du sein de ses flots courroucés, d'épouvantables monstres qui ravageaient les côtes. Les plus célèbres de ces monstrueux fils du roi puissant des mers furent Polyphème et Antée.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                         Polyphème, géant terrible et redoutable, habitait les côtes de Sicile. Une chevelure épaisse dominait son front bas et, comme une forêt, ombrageait ses épaules. Ses membres formidables étaient hérissés de longs poils, et, entre son front ridé et son nez écrasé, sous un sourcil qui étendait d'une oreille à une autre un arc de broussailles, s'ouvrait un oeil unique, large comme un bouclier.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                         Dès le matin, appuyé sur un pin en guise de bâton, il parcourait le rivage à grands pas, arrêtait, pillait et massacrait les voyageurs qu'égaraitt la tempête, et ne rentrait que le soir se reposer en son antre. Parfois aussi, au cours de la journée, il s'asseyait au milieu de ses brebis qui le suivaient d'elles-mêmes, jouait d'une flûte formée de cent roseaux, et faisait frémir les montagnes et la mer de sifflements aigus. Or, non loin des parages que dévastait ce géant, vivait une Nymphe candide qui se nommait Galatée. Son teint, disait-on, était plus blanc qu'un lys, sa peau plus douce qu'un duvet de jeune cygne, et sa taille souple comme l'osier. Etant un jour venue en compagnie de sa mère cueillir des fleurs sur la montagne où paissait le troupeau de Polyphème, le Cyclope la vit et s'en éprit. Mais Galatée aimais Acis. Ce jeune pâtre, qu'elle chérissait de tout son coeur, avait seize ans; il était beu comme Adonis, et son gracieux visage, au lieu de disparaître sous un barbe négligée et touffue, avait l'éclat doré des moissons au soleil. En vain, pour plaire à Galatée, Polyphème peignait avec un râteau sa rude chevelure; en vain travaillait-il à couper avec une faux sa barbe broussailleuse, et à essayer d'adoucir, en se composant un visage, l'aspect farouche et repoussant de ses traits. Rien ne pouvait arriver à fléchir le coeur, par ailleurs occupé, de cette Nymphe rebelle. Un jour, cependant, Polyphème aperçut la vierge qu'il aimait se baigner dans les flots :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      _ O Galatée, s'écria-t-il, Nymphe dont le corps est plus poli que la coquille usée lentement par la vague, laisse la glauque mer étreindre les rivages, et viens auprès de moi. J'ai sur le flanc de la montagne un antre profond, creusé dans le rocher. Là, des lauriers, de fiers cyprès, un lierre sombre, une vigne aux doux fruits, une eau fraîche que l'Etna m'envoie de ses neiges sans tâche, te préserveront des ardeurs de l'été. Viens, Galatée, prends pitié de moi, je t'en supplie; cesse d'aimer Acis; ne sois plus pour moi comme un serpent que foule le pied de mes brebis, et guéris-moi en arrachant de mon coeur la flèche acérée qui le perce !&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     D'aussi pressants appels n'attendrirent point le coeur de Galatée, car, dès que Polyphème eut fini de parler, la Nymphe, plus agile que le cerf devant la meute aboyante, disparut dans les flots. Seul et de plus en plus torturé par la blessure cuisantede Kypris, le Cyclope errait en rugissant à travers monts et bois. Or, un jour que, sombre et farouche, il marchait à grands pas sur le bord d'un plateau qui surplombait la mer, Polyphème aperçut, en contrebas sur le sable, Acis et Galatée. Eperdu de jalousie féroce, ce géant s'arrêta, considéra le couple et s'écria d'une voix forcenée :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     - Je vous vois, malheureux !  Mais ce sont là vos dernières caresses !&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     En entendant cette menace, Galatée comprit tout aussitôt et plongea dans la mer. Acis se disposait à fuir dans l'intérieur des terres. Mais Polyphème, saisissant comme une balle un bloc énorme de rocher, l'envoya s'abattre sur le malheureux fuyard. Le jeune pâtre fut enseveli sous une avalanche de pierres et, du sang qui coulait de son corps écrasé, une source naquit.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                     Sur les côtes arides de Lybie, Poséidon, s'étant uni à la Terre, donna naissance à Antée. La violence de cet autre formidable géant égalait celle des vagues les plus échevelées. Sa force ne connaissait aucune lassitude, car dès que son corps fatigué touchait terre, Antée y reprenait une vigueur nouvelle et recouvrait pour l'attaque une jeune fraîcheur. Il avait un antre élevé pour demeure. Les lionceaux qu'il prenait à la chasse lui servaient de pâture et il dormait la nuit, pour alimenter et rénover sa puissance, non point sur les toisons des fauves qu'il avait abattus, ni sur un lit de feuilles, mais sur le sein dur et nu de sa mère. Bêtes et hommes, tout périssait dans le royaume arbitraire qu'il s'était arrogé. Quand, par terre ou par mer, un étranger y pénétrait, Antée le provoquait à la lutte, le terrassait, le tuait, et se servait du crâne de sa victime pour décorer le temple qu'il avait, sur le bord du rivage, édifié à son père. A la fin, la renommée d'une telle cruauté attira en Libye le magnanime Héraclès. Ce héros, en effet, avait reçu des Dieux la mission de purger de leurs monstres les côtes et les routes. Quand Héraclès et le géant s'affrontèrent, vainement leurs puissantes mains s'attaquèrent d'abord à leurs robustes cous. Leurs têtes restaient inébranlables, et leurs fronts courroucés n'étaient pas inclinés. Chacun d'eux s'étonnait de trouver son égal. Héraclès, en ménageant ses forces au début de la lutte, sentit bientôt fléchir celles de son rival. Le voyant hors d'haleine et ruisselant de sueur, il lui secoua très violemment la tête; puis, nouant ses bras nerveux autour des flancs d'Antée, il souleva, étendit et roula le géant sur le sol. Mais la Terre, en buvant la sueur de son fils, lui rajeunit le sang d'une fraîche vigueur. Tendant alors ses muscles pour un nouvel assaut, arc-boutant et ses jambes et son corps, il se dégagea par une violente secousse des noeuds d'airain qu'étaient pour lui les bras du puissant Héraclès. La lutte à ce moment redevint plus pressante. Antée était debout, et chaque fois que le fils de Zeus allait de nouveau entre ses bras l'étreindre, le géant se laissait de lui-même écrouler sur le sol. Tout ce que la Terre, sa mère, avait de force et de vie, passait alors dans le corps de son fils, et Antée se relevait plus vigoureux que jamais. Héraclès, enfin, s'étant aperçu du merveilleux secours qu'Antée puisait quand il gisait étendu sur le sable, s'écria :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      - Debout ! Antée. Je ne veux plus te permettre de renouveler ta vigueur : tu périras écrasé sur mon sein !&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      A ses mots, Héraclès empoigna le redoutable géant, l'arracha de la terre, et le tint serré si longtemps et si fort sur sa vaste poitrine, qu'il l'étouffa.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;                                      Poséidon est ordinairement représenté sous les traits d'un homme au corps puissant et à large poitrine. Son attitude et sa physionomie, quoique parfois un peu soucieuse et sombres, ont une royale et calme majesté. Il porte de longs cheveux avec de grandes boucles quilui retombent par-devant les épaules. Qu'il soit nu ou drapé, on le reconnaît toujours au trident sur lequel il s'appuie. Parmi les poissons, le thon, le dauphin, l'hippocampe lui étaient particulièrement consacrés. Le cheval et le taureau, l'un symbolisant les vagues qui écument, galopent et se cabrent, l'autre, la sauvage énergie de la mer mugissante, étaient, entre tous les animaux terrestres, les victimes que préféraient ses autels.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Pos%c3%a9idon+++++Troisi%c3%a8me+partie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2372.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2372.entry</guid><pubDate>Wed, 25 Jul 2007 02:12:51 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2372/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2372.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-25T02:13:25Z</dcterms:modified></item><item><title>Poséidon    Deuxième partie</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2362.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                                  &lt;font color="#31859b" size=4&gt;L'é&lt;font color="#31859b"&gt;pouse de Poséidon s'appelait Amphitrite. Avant de devenir l'auguste reine des mers, Amphitrite n'était qu'une Nymphe, fille de l'Océan. Un jour, dit-on, qu'elle dansait en l'île de Naxos, au milieu des autres Océanides qu'elle éclipsait par sa beauté, Poséidon l'aperçut, s'éprit d'elle et voulut la ravir. Mais la Nymphe effarée, plongeant dans l'eau profonde, disparut aussitôt. Pour la poursuivre, Poséidon alors envoya un dauphin. Ce poisson la suivit partout où elle alla. Et, quand la fatigue la prit, il se saisit d'elle, la chargea sur son dos et la ramena entre les bras du Dieu. Leur mariage se fit dans le palais que cache et que recouvre l'immensité des flots. De leur union naquit bientôt un rejeton dont le buste était semblable à celui des hommes et des Dieux; mais, à partir de ses flancs couverts d'algues, son corps s'allongeait en longue queue de poisson. A peine né, cet enfant, qui s'appelait Triton, devint le serviteur et le messager de ses augustes parents. Son attribut ordinaire était une conque marine. Quand il l'enflait de son souffle puissant, il en tirait des sons qui rappelaient le mugissement de la mer en fureur. Ce fils unique de Poséidon et d'Amphitrite ne tarda pas,  en s'unissant aux filles de la Mer , à se multiplier. Il engendra une foule de monstres, qui tenaient à la fois, comme leur père, de l'homme et du poisson. Alors, quand le souverain et la souveraine des ondes sortaient de leur retraite et se risquaient à parcourir la vaste plaine du royaume des eaux, tous les Tritons, sonnant de la trompe, et soufflant dans des conques marines, calmaient les flots mouvants et précédaient le char aux blancs coursiers de ce couple divin. Les filles de la Mer, les Néreïdes aux seins nus, les accompagnaient en s'ébattant dans les lames argentées. Leur père, Nérée, ce vieillard des mers qui en connaissait toutes les routes, conduisait le cortège et le guidait au souffle d'une brise saline. Protée, cet autre vieillard chargé du soin des troupeaux du souverain qui régnait sur les humides campagnes, faisait monter à leur surface mille formes fugitives, mille changeants fantômes. Des Centaures marins soulevaient des flots d'écume et se cabraient comme des lames avant de s'écrouler. Des Hippocampes aux ondoyants et aux brusques replis portaient en croupe des Nymphes ravissantes qui jouaient de la lyre, et des Amours sans nombre folâtraient et riaient sur le dos squameux des Dauphins azurés. Parfois aussi, les Sirènes, ces Muses de la mer, au corps d'oiseau et à la tête de femme, quittant leurs roches escarpées, se joignaient aux Tritons, et accompagnaient de leur voix mélodieuse le chant des conques recourbées.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;font color="#31859b" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://byfiles.storage.live.com&amp;#47;y1p6gajf_hNkVyZc0L4xCQxxRbXBTDwRmUgT7yZz7dwacqI6-jzC6Hcln8ASpC8ElXa"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;BC873040EB71B9D8&amp;#33;2400&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Pos%c3%a9idon++++Deuxi%c3%a8me+partie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2362.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2362.entry</guid><pubDate>Sun, 22 Jul 2007 22:30:54 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2362/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2362.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-22T22:30:54Z</dcterms:modified></item><item><title>Poséidon</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2318.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;                                             &lt;font color="#008080" size=4&gt;Ecoute-moi, Poséidon, chante un vieil hymne en l'honneur de ce Dieu, écoute-moi, ô toi qui ébranles la terre et qui portes une sombre chevelure !  Conduit par des chevaux rapides, tu brandis en tes mains un long trident d'airain, et tu diriges à travers l'eau salée ton quadruple attelage !  O toi, à qui le sort concéda l'empire sur les eaux profondes et larges de la mer, protège les assises de la Terre, donne un bon souffle aux navires, et accorde-moi la paix, la santé et les bienfaits d'une richesse irréprochable !&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                   Poséidon, en effet, était le Dieu de la mer. Frère de Zeus, roi du vaste ciel, il avait obtenu en partage, quand l'héritge du monde universel fut partagé en trois lots, de régner en maître sur l'Océan, les îles et les rivages. Ce souverain des eaux en habitait les glauques profondeurs. Bien au-dessous des vagues et comme au sein profond d'une améthyste liquide, s'étendait sa demeure. Toutes les plus tarnsparentes irisations des nacres en ornaient les parois, et toute la diversité des plantes de la mer en décorait les jardins. Ce souverain seigneur du royaume des ondes, quand il quittait sa féerique habitation, se rcouvrait d'abord d'une cuirasse éclatante; prenant ensuite son trident d'une main et de l'autre les guides, il montait sur un char traîné par deux ou par quatre chevaux. La mer en souriant s'ouvrait à son passage; les Dauphins bondissaient et les monstres marins, reconnaissaient leur maître, sortaient de leurs retraites, se groupaient pour le suivre ou pour lui faire escorte. La colère des flots s'apaisait tout à coup; la joie rendait la mer tranquille et lumineuse, et le souffle d'une brise odorante et légère moirait à peine l'immensité de la plaine liquide au-dessus de laquelle flottaient, comme une blanche écume, les crinières au long poil des chevaux qui faisaient rouler, sans mouiller son essieu, le quadrige sacré.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                     D'autres fois, Poséidon, sujet comme son frère à de brusques colères, assombrissait  le surface des eaux et soulevait avec un bruit terrifiant des vagues formidables. Alors, du fond de l'horizon on voyait accourir, furibonds et tragiques, tout blancs d'écume et ruisselants d'onde amère, les chevaux du Dieu des tempêtes marines. Des nuages lugubres attristaient l'étendue, de redoutables vents se déchaînaient dans le ciel, et le sauvage tumulte des vagues en fureur tourmentait les carènes, brisait les mâts, déchirait les voiles et forçait les navires à s'enfoncer dans les sables ou à échouer sur des bancs de rochers inconnus.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                     Non seulement Poséidon, en soulevant les flots, brisait le calme des mers, mais, en suscitant les vagues mugissantes et les raz de marée qui venaient s'écrouler aux pieds des hautes falaises, les éroder, les secouer, et les abattre, ce Dieu était censé, dans sa colère, avoir la puissance d'ébranler les rivages et de convulsionner le sol des continents. Voyait-on des îles et des îlots parsemés dans la mer, de larges déchirures dans le flanc d'un littoral abrupt, c'était le trident de ce Dieu qui avait fendu les rochers, démantelé les montagnes, et fait rouler au large, pour en former autant d'îles, les formidables blocs qu'il en avait détachés.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                     D'autre part, pour expliquer l'apparition des sources que souvent font jaillir, en disloquant le sol, les tremblements de terre, on disait encore que c'était en frappant un coup de son trident, que Poséidon les faisait apparaître. Mais, s'il était au pouvoir de ce Dieu de faire sourdre les eaux dans les contrées les plus arides, il pouvait aussi, par un effet inverse, dessécher un pays ent en tarir les puits et les citernes. Un jour, raconte-t-on, pour se venger d'Inacchos qui, dans la dispute du sol de l'Argolide, avait pris parti pour Héra contre Poséidon, ce Dieu frappa le sol et fit d'un coup tarir les sources et les fontaines qui fertilisaient cette riante contrée. Inacchos, sans eau dans son palais, envoya toutes ses filles dans différentes directions à la recherche d'une onde nourricière. L'une d'elles, Amymone, après de longues courses fatigantes et vaines, s'endormit sous un arbre. Réveillée par un cerf qui passait auprès d'elle, la jeune fille se leva aussitôt, tendit son arc et décocha un trait. Mais la flèche, au lieu d'atteindre le cerf, alla frapper un Satyre qui dormait dans un fourré voisin. Sanglant et furieux, le Satyre alors, en criant sa vengeance, se mit à poursuivre la Nymphe qui avait fui aussitôt que de son erreur elle s'était aperçue. Sur le point d'être atteinte, Amymone implora le secours du Dieu qui ébranle la terre. Au même instant, Poéidon apparut et lança son trident contre le pourchasseur. Le coup fut si violent que l'arme terrible, après avoir de part en part traversé le corps de cet odieux Satyre, alla se planter en sifflant dans le coeur d'un rocher.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                       - Que cherches-tu, jeune fille, lui dit alors le Dieu aux cheveux d'un bleu sombre ?&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                       - Une source où je puisse, dit-elle, étancher la soif qui me dévore et qui brûle la terre.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                       - Retire alors le trident du rocher où mon bras l'a planté.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                       Amymone, docile, arracha le trident, et aussitôt trois filets d'eau limpide coulèrent des trois trous que la fourche à trois dents avait creusées dans la pierre.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;table cellspacing="0" border="0"&gt;&lt;tr height="8"&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://byfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pvbfCJzuMwSfiXZcWJC8A_qi7anCRKKo5beV-fJ2zX5R-EWTrS8hM4WsSLuRdy7Zm"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;BC873040EB71B9D8&amp;#33;2352&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;td valign="top"&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://byfiles.storage.live.com&amp;#47;y1pnRRD1rM9SmByNCQ7-_QfsOQr-_I1K5Hl8tou7XJdS0TEGZW07QZmc12qRSd2b-PT"&gt;&lt;img src="http://storage.live.com&amp;#47;items&amp;#47;BC873040EB71B9D8&amp;#33;2353&amp;#58;thumbnail" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td width="15"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+Pos%c3%a9idon&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2318.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2318.entry</guid><pubDate>Fri, 20 Jul 2007 23:22:33 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2318/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2318.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-21T11:25:54Z</dcterms:modified></item><item><title>Héphaestos     Deuxième partie</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2223.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                        &lt;font color="#008080" size=4&gt;Divinité du feu et du ciel et de la terre, Héphaestos ne fut pas seulement un forgeron céleste. Sur terre également, le feu qui s'échappait des cratères volcaniques ou des crevasses du sol provenait aussi, racontait-on, de forges souterraines qui lui appartenaient, et les sourds grondements, qui accompagnaient les tremblements de terre et les éruptions des volcans, passaient pour le bruit de ses vastes chantiers.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                C'était à Lemnos surtout, où le feu, disait-on, était tombé de sa source éthérée, qu'Héphaestos avait son principal atelier. L'immense fourneau de l'Etna lui servait aussi d'officine en Sicile. Avec lui, dans cette île, travaillaient les Cyclopes. Géants monstrueux, les Cyclopes n'avaient, sous un sourcil épais et broussailleux, qu'un oeil unique et terrible. Ensevelis sous l'Etna, dont le sommet témoignait de leur activité en vomissant des torrents de fumée, ils habitaient des cavités immenses où sans cesse on entendait les enclumes gémir, le fer rouge siffler dans des piscines d'eau, et les soufflets des forges se mêler au souffle puissant des forgerons. Chargés de lourds marteaux, leurs bras musclés et redoutables se levaient tour à tour et retombaient en cadence. Des étincelles volaient  de toutes parts, et les tenailles mordantes tournaient et retournaient en tous sens la masse incandescente d'où devaient sortir les terribles foudres de Zeus.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                               Toutefois, dans les volcans qui lui servaient de forges, Héphaestos ne se contentait pas de transformer les métaux en oeuvre d'art inanimées. Il façonnait aussi des statues magnifiques, qu'il savait doter de mouvement et de vie. Des chiens d'or, des taureaux d'airain qui vomissaient des flammes, de splendides vierges, en tout semblables à des jeunes filles vivantes et possédant, comme elles, l'intelligence, la voix, l'activité, sortirent de ses mains et devinrent ses servantes.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                         &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                               Bien plus, ce fut à ce divin boiteux que Zeus confia le soin de façonner la première femme. Pour obéir à l'ordre de son père, Héphaestos détrempa de l'argile, la pétrit et la modela à la forme d'une vierge ravissante et semblable aux Déesses qui habitaient l'Olympe. Cette statue terminée, il lui donna comme âme une étincelle de feu. Ses yeux alors s'ouvrirent, ses membres se délièrent et sa bouche parla. Pour la parer, Athéna aux yeux pers l'orna d'une ceinture et de riches vêtements, les Charites nouèrent sur sa blanche poitrine des colliers d'or brillants. Aphrodite au sourire engageant répandit sur sa tête la grâce enchanteresse; les Heures aux belles tresses la couronnèrent de fleurs printanières, et Zeus même, dit-on , lui fit cadeau d'un vase merveilleux.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                               - Prends ce vase, dit-il, mais ne l'ouvre jamais, car les biens qu'il contient loin de toi s'enfuiraient, et tous les maux viendraient t'accabler à leur place.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                              Pandore, c'était le nom de cette première femme, ne tarda pas, dans sa curiosité, à soulever le couvercle de ce vase enchanté. Tous les biens aussitôt en sortirent. Seule, l'Espérance resta, car Pandore, en remettant à temps le couvercle du vase, en arrêta l'envol.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                              Si la création de la première femme fut l'oeuvre entière du divin forgeron, ce fut aussi à un Génie du feu, à Prométhée, qu'échut la tâche de créer le premier homme. Comme Héphaestos, Prométhée se servit de limon et de terre pour façonner le corps du premier être humain; mais, au lieu de mouiller son argile avec de l'eau, ce fut, dit-on, avec des larmes qu'il la détrempa. L'homme sortit de ses mains, nu, sans défense et sans armes. Condamnés dès leur naissance aux tourments et aux soucis, les premiers hommes n'avaient pour se nourrir que des fruits crus et que des  chairs sanglantes. Pour se vêtir, ils se couvraient de feuillage. Ignorant le bien-être que peut donner le feu qui luit au fond des âtres, ils n'avaient pour abris que des trous sans soleil, des grottes profondes dans lesquelles, pareils à des fourmis au corps long et fluet, ils se glissaient ^pour y passer la nuit. Pris de pitié pour leur misère, Prométhée, pour mettre les hommes en état de mieux vivre, de se défendre avec des armes efficaces contre les bêtes fauves, de cultiver avec des outils nécessaire la terre nourricière, résolut de leur donner le feu, et de leur apprendre, avec l'art de travailler les métaux, les moyens d'échapper à leur pitoyable et lamentable sort.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                 Porteur de narthex, tige creuse et remplie de moelle d'une haute plante appelée férule, il se rendit à Lemnos. S'approchant des forges brûlantes d'Héphaestos, il déroba une étincelle du feu qui fondait les métaux, la mit au creux de sa férule, et la porta comme une offrande aux hommes. L'humanité dès lors connut, avec le feu, le bonheur de mieux vivre, de manger une nourriture moins sauvage, de se chauffer, de s'éclairer. Mais, dans sa joie immodérée, elle se crut l'égale des puissances divines, et oublia ses devoirs envers elles. Zeus alors, qui ne veut pas que les hommes sortent de la mesure en élevant leurs désirs plus haut que leurs destins, résolut de châtier celui dont le larcin avait occasionné cette présomption sacrilège. Il transporta Prométhée sr le sommet le plus haut du Caucase, et il envoya Héphaestos enchaîner ce Titan à un rocher abrupt. A contrecoeur, le divin forgeron obéit.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                 - Vois, ô Prométhée, lui dit-il, ces marteaux, ces anneaux, ces liens !  ¨Pour ton malheur et pour le mien, je vais te clouer sur cette cime sauvage. Tu n'entendras plus nulle voix d'homme, et jamais icitu ne verras passer le visage de la pitié et de la consolation. Désséché par les rais brûlants du soleil, tu verras se flêtrir la fleur de ton corps. Trop tard à ton gré, la nuit viendra cacher le jour sous son manteau d'étoiles, et trop tard aussi le soleil viendra fondre le givre du matin. Sentinelle inquiète et douloureuse, tu resteras sur cet affreux rocher, sans repos, sans sommeil, sans ployer les genoux, et sans cesser de pousser mille gémissements inentendus et vains.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                Héphaestos alors passa les anneaux d'un incassable filet aux pieds et aux bras du malheureux Prométhée, et solidement les fixa au rocher. Pour comble d'infortune, chaque matin, un aigle aux ailes étendues venait se repaître de son foie immortel, et ce monstre aux serres recourbées en dévorait pendant le jour autant que dans la nuit il pouvait en renaître. Ce supplice devait durer mille ans. Mais au bout de trente ans, Zeus apaisé fit grâce à ce coupable, et consentit alors à l'introduire parmi les Bienheureux. Quant aux hommes, pour châtier leur démesure accrue par l'usage du feu, Zeus les engloutit sous les flots du déluge. La terre n ese distingua plus de l'Océan, et une mer sans rivage s'étendit de partout. Seuls, Deucalion et Pyrrha échappèrent. Montés sur une barque, ils abordèrent, après neuf jours et neuf nuits de luttes et d'angoisses, sur le sommet du Parnasse. Quand les eaux se furent retirées, ce couple vertueux demanda à Zeus de repeupler le monde. Sur le conseil d'un oracle, ils se voilent le visage et jettent derrière eux, par-dessus leurs épaules, les os de leur mère, c'est-à-dire les rochers de la Terre. A mesure qu'elles touchaient le sol, les pierres lancées par Deucalion se transformaient en hommes; celles de Pyrrha donnaient naissance à des femmes.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                 Le plus souvent Héphaestos, ce divin fondateur des arts métallurgiques, était représenté sous les traits d'un forgeron robuste aux bras musclés, à la poitrine velue. Ses longs cheveux étaient ébouriffés, et une barbe en pointe terminait son visage empreint de bonhomie et de malignité. Il portait pour coiffure un bonnet de cuir arrondi et pointu. Sa tunique d'ouvrier était courte et sans manche; fendue du côté droit, elle laissait à découvert l'épaule, le bras, et une moitié de poitrine saillante. De la main droite, il tenait un marteau, et de la gauche, des tenailles. Bien qu'il fût boiteux, les artistes supprimaient ce défaut ou ne le rendaient qu'à peine perceptible.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+H%c3%a9phaestos+++++Deuxi%c3%a8me+partie&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2223.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2223.entry</guid><pubDate>Wed, 18 Jul 2007 22:02:11 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2223/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2223.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-18T22:02:11Z</dcterms:modified></item><item><title>Héphaestos</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2010.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                             &lt;font color="#008080" size=4&gt;Héphaestos était le Dieu du feu. Fils de Zeus et d'Héra, il naquit boiteux, et toute sa vie il marcha comme avance l'éclair, en zigzag. Sa mère, en le voyant si laid et si mal avantagé, le prit en haine, et, pour le dérober aux rires des Immortels, qui se moquaient de sa conformation, elle le précipita des hauteurs de l'Olympe. Il tomba durant un jour entier, et ce ne fut qu'au coucher du soleil qu'il s'abattit, tel un bolide, dans l'île de Lemnos. Là, avec l'aide d'un nain qui lui apprit l'art de travailler le fer, le bronze et les métaux précieux, il établit une forge dans le feu d'un volcan, et, pendant neuf années de vie laborieuse, il s'occupa à forger des oeuvres merveilleuses, à tourner des boucles, des agrafes, des bracelets et des bagues. Mais, toujours fidèle au souvenir de sa mère, il résolut un jour, pour se faire rappeler auprès d'elle, d'essayer d'un expédient ingénieux. Enfoui au fond de sa forge, le divin boiteux  avait là fabriqué et envoyé à Héra un présent magnifique. C'était un trône d'or aux ciselures délicates, mais combiné avec des liens invisibles. A peine la souveraine de l'Olympe, saisie d'admiration, s'y était-elle assise, qu'elle se sentit tout à coup enchaînée. Aucun des Immortels n eput la délivrer. Zeus envoya Hermès appeler Héphaestos. Mais le Dieu du feu resta sourd tout d'abord aux suppliantes prières du messager de son père. Puis, comme il était  un fils et docile et soumis, il accepta de libérer Héra, mais à la condition qu'il resterait dans l'Olympe et obtiendrait pour épouse la très belle Aphrodite.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                     Une fois remonté dans le palais des Dieux, le divin forgeron s'y construisit une demeure immortelle, étincelante, toute en airain et constellée d'étoiles. Dans une dépendance il établit sa forge. Vingt creusets où bouillonnaient l'étain, l'airain, l'or et l'argent, étaient posés sur vingt forges diverses qu'activaient vingt soufflets. De toutes parts, la flamme brillait et rugissait, et l'écho des marteaux emplissait tout l'Olympe. Héphaestos se rendait au travail au lever de chaque jour. Après avoir affermi sur sa base une large et haute enclume, il prenait sn marteau, manoeuvrait ses tenailles, et forgeait des ouvrages dont la riche matière, habilement oeuvrée, faisait l'admiration des hommes et des Dieux. Pour Zeus il façonna un sceptre et construisit un trône d'or. Pour Déméter, il incurva une éblouissante faucille, et il trempa, pour Apollon et Artémis, les pointes des flèches de leur riche carquois. Bien plus, ce divin ouvrier s'employa par lui-même, après avoir forgé la maison du Soleil, à embellir l'Olympe; il consolida, avec des plaques d'airain qui sortaient de sa forge, les murs des grands palais; il fabriqua des sièges qui se rendaient d'eux-mêmes au bon vouloir des Dieux, et il tourna les coupes dans lesquelles ils buvaient la divine ambroisie. Propice aussi et bienveillant aux hommes, il cisela pour Ariane un incomparable dadème, pour Harmonia un collier rayonnant, pour Héraclès et Diomède une cuirasse d'or, et pour Achille,  enfin, une armure complète et un luisant bouclier. Sa journée terminée, Héphaestos détournait ses soufflets des foyers, remisait ses outils dans un coffre d'argent; puis, après avoir essuyé sa face ruisselante, ses mains noircies par la suie, son cou nerveux et sa poitrine velue couverte de limailles, il se revêtait d'une tunique d'or, prenait une sceptre solide qui lui servait de bâton, et regagnait en boitant sa place auprès des Dieux.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-4861864217337021992&amp;page=RSS%3a+H%c3%a9phaestos&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=eric-edouard1968.spaces.live.com&amp;amp;GT1=eric-edouard1968"&gt;</description><comments>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2010.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2010.entry</guid><pubDate>Tue, 17 Jul 2007 00:52:00 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/blog/cns!BC873040EB71B9D8!2010/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!2010.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-17T00:52:00Z</dcterms:modified></item><item><title>Aphrodite       Troisième partie</title><link>http://eric-edouard1968.spaces.live.com/Blog/cns!BC873040EB71B9D8!1996.entry</link><description>&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;                                                &lt;font color="#008080" size=4&gt;La riante Aphrodite, cette reine de tout ce que la vie contient de joyeux et de beau, fut aussi la mère d'un bel enfant aux ailes d'or, qui s'appelait Eros, ou Amour. Comme sa mère, Eros répandait sur la terre la vie, la joie et la fécondité. Porté sur le souffle odorant de Zéphyre, il allait partout, à la saison nouvelle, faire épanouir des fleurs sur son passage. Comme Aphrodite aussi, c'était sur le coeur des hommes et des Dieux qu'il exerçait surtout son charme et son empire. Les fauves mêmes étaient soumis à son joug, et souvent à son char il attelait des lions ou des tigres. Grâce à lui, les hommes connaissaient les joies de l'amitié, les douceurs de la tendresse, et les plaisirs ainsi que les douleurs qui accompagnent un véritable amour. Toujours armé de flèches ou d'une torche ardente, Eros, en effet, se plaisait à mélanger les larmes aux sourires et l'amertume à la félicité. Voilà pourquoi nul ne pouvait connaître réellement l'amour, tant qu'il n'en avait pas, comme on nous le raconte dans l'histoire de Psyché, ressenti tour à tour les joies et les douleurs.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                      Psyché était la plus belle des trois filles d'un roi. Elle était si ravissante qu'on l'adorait comme si c'eût été Aphrodite elle-même. Jalouse d'être égalée, la reine des Amours résolut un jour de se venger de sa rivale. Elle appela son fils et lui dit :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                      - Eros, mon enfant, je t'en conjure par toute ma tendresse, il faut que tu secondes les desseins de ta mère. Des hommes ont l'insolente impiété de comparer ma beauté à celle d'une mortelle. Va, mon fils, et fais que ma rivale devienne éperdumment amoureuse du plus misérable et plus laid des hommes.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                      Eros descendit donc de l'Olympe sur terre. Mais, quand il vit la merveille de grâce et de beauté qu'était Psyché, il s'éprit lui-même et violemment de cette autre Aphrodite. Il la transporta dans un palais enchanté, et là, dans cette brillante et solitaire demeure, tapie au coeur d'une forêt dormante, Eros, invisible mais attentif et charmant, venait la visiter. Tout ce qu'elle désirait lui était procuré. Jamais pourtant Psyché ne vit dans la lumière le doux visage de celui qu'elle aimait. Or, un jour qu'elle demandait à Eros de lui découvrir la beauté délicate que devinaient ses mains en caressant cette face inconnue, le fils d'Aphrodite lui répondit :&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                      - Tu seras heureuse, ô Psyché, tant que tu garderas le secret de notre amour !  Ne cherche point à me voir, ni à savoir qui je suis. Aime-moi seulement, et ne romps pas le charme en cherchant à connaître ce qu'il faut ignorer.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                      Mais les deux soeurs de Psyché, jalouses du bonheur qui lui était échu, cherchèrent à la perdre. Elles vinrent la trouver, et lui persuadèrent que l'époux auquel appartenait les trésors qui remplissaient le somptueux palais où elle vivait en recluse, était un monstre hideux et repoussant.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                      - Si tu veux en être certaine, ajoutèrent-elles, cache sous quelque vase une petite lampe. Puis, quand celui que tu crois ton époux sera enseveli dans un profond sommeil, lève-toi doucement, prends ta lampe, approche-toi du lit, et tu verras alors quel monstre est près de toi.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                      Interdite, anxieuse et tourmentée, Psyché, le soir même, cacha une lampe allumée sous un vase, se coucha et attendit sans dormir que son époux fût plongé dans le sommeil. Sans bruit alors elle se leva, prit la lumière et s'approcha du lit. Mais, ô surprise !  au lieu d'un monstre redouté, elle vit une tête blonde aux cheveux parfumés, une bouche exhalant un parfum d'ambroisie, des épaules d'ivoire où s'attachaient des bras ronds et flexibles dont l'un tenait un arc, tandis que l'autre, recourbé sur sa tête, encadrait avec grâce l'ovale parfait d'un visage de lys. De plus en plus enflammé par amour, Psyché voulut alors embrasser sur le front son merveilleux époux. Mais, tout en se penchant, elle inclina sa lampe, et une goutte d'huile brûlante tomba sur l'épaule découverte d'Eros. Réveillé par la douleur, Eros se rendit compte aussitôt que son amante avait failli. Il s'envola sur-le-champ, désenchanta Psyché et la laissa tout en larmes. Dans sa douleur, cette jeune imprudente voulut alors se précipiter dans un fleuve; mais l'onde rétive la rejeta sur la berge. Egarée et pleine encore du désir de retrouver ce qu'elle avait perdu, Psyché se prit dès lors, pour rechercher Eros, à parcourir le monde. Tout en errant en cent lieux différents, elle visitait les temples, et demandait aux Dieux de lui rendre son époux. MAis aucun d'eux ne voulut consentir à lui indiquer même le lieu de sa retraite. Enfin, lasse d'errer, elle se determina à se présenter aux portes du palais d'Aphrodite. En agissant ainsi, elle espérait que la vue de sa douleur apaiserait cette belle Déesse, et que la mère d'Eros, adoucissant alors le courroux de son fils, lui faciliterait la rencontre souhaitée. Mais Aphrodite aux tresses blondes, dès qu'elle aperçut la malheureuse Psyché, secoua la tête avec un ris moqueur, se jeta sur elle, lui déchira la robe, arracha ses cheveux et meurtrit de coups son visage éploré. Puis, en lui donnant pour compagnes l'Inquiétude et la Tristesse, elle en fit son esclave, et lui imposa les tâches les plus rudes et les plus humiliantes. Psyché, sans mot dire et tout en restant fidèle à son amour, obéissait. Eros enfin, guéri de sa blessure, voulut récompenser la constance attachante d'un aussi vif amour. Il se rendit dans l'Olympe, vint se jeter aux pieds mêmes de Zeus, le supplia de délivrer Psyché, et de la lui accorder pour épouse. Zeus consentit à tout. Il chargea Hermès d'introduire Psyché dans la maison des Dieux, et de lui offrir, pour la rendre immortelle, l'agréable ambroisie. Puis, pendant que les Dieux s'abreuvaient de nectar, que chantaient les Muses conduites par Apollon, que les Charites répandaient des parfums, et qu'Aphrodite elle-même dansait avec les choeurs, Eros fut pour toujours, par les liens du mariage, uni à Psyché.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;font color="#008080" size=4&gt;                                       Sortie nue du sein des flots, Aphrodite était le plus souvent représentée, le pied sur une tortue ou sur une conque marine, dans la simple beauté qu'elle avait en naissant. D'autres fois, son beau corps n'était nu que jusqu'à la ceinture. Son clair et blanc visage avait un charme infini; ses yeux, grands et humides, rayonnaient la douceur d'une tendresse